Aller au contenu principal

Bienvenue

à la Commission suisse pour la conservation des plantes cultivées (CPC)

 

 

Bienvenue

La Commission suisse pour la conservation des plantes cultivées (CPC) 
vous souhaite beaucoup de succès dans vos projets durant cette année.

 

 

Un bien culturel ancestral : des bordures de dahlias dans le jardin d'exposition ProSpecieRara d'Elfenau à Berne.

NEWSLETTER CPC

Eté 2022

Chers membres et personnes intéressées,

Notre congrès du 17 novembre prochain s'intéresse à des aspects jusque-là peu traités dans le cadre de cette journée: les aspects culinaires et gustatifs des variétés traditionnelles. Retrouvez les informations sur le progamme dans l'article ci-dessous.

Nous vous proposons une nouvelle rubrique intitulée "Qu'est-ce qui occupe les groupes de travail du PAN?", dans laquelle nous vous tenons informé des sujets et des nouveautés traitées dans les groupes de travail. Dans cette newsletter, vous découvrirez ce qui occupe actuellement le groupe de travail sur les fruiters. 

La sécheresse a atteint un point culminant dans certaines régions de Suisse, et certains arboriculteurs sont mobilisés auprès de leurs vergers afin d'assurer leur survie. Dans ce contexte difficile, notre excursion annuelle, qui était prévue dans le cadre de la très attendue "Journée de la biodiversité" organisée par Rétropomme pour ses 30 ans, a dû être annulée. Elle est reportée à l'année prochaine. 

Vous trouverez dans cette newsletter des articles sur trois organisations membres - GZPK, Sativa et Artha Samen - et des nouvelles de l'UE sur l'ordonnance sur les semences, en particulier sur le matériel hétérogène écologique. 

D'autres comptes-rendus sont à découvrir comme celui sur la plateforme biodiversité dans l'agriculture et sur la journée des moulins. Nous vous souhaitons une bonne lecture.

Avec nos meilleures salutations,

Le bureau CPC

 

 

Du côté de la CPC

Retour sur l'assemblée générale 2022

Elle s'est tenue le 28 avril chez Sativa à Rheinau, et fut retransmise en ligne. Une trentaine de membres, provenant de plusieurs régions de la Suisse romande, du Tessin, des Grisons et de la Suisse allemande étaient présents à Rheinau à cette occasion. 

Le bureau a présenté son rapport, en voici un bref résumé:

L'année 2021 a été moins affectée par la pandémie du coronavirus pour la plupart des acteurs du réseau. Les résultats de l’enquête sur l’impact de Corona pour notre domaine a été publié et remis aux membres. Les manifestations de la CPC telles que l'excursion d'été et le congrès ont à nouveau pu avoir lieu. Le nouveau projet de développement d'indicateurs de la diversité des cultures en Suisse a abouti à une proposition de 15 indicateurs; il est actuellement en attente de financement pour pouvoir commencer la collecte de données prévue en 2022. Le projet Fundus Agri-Cultura Alpina a démarré en avril et a déjà obtenu des résultats positifs. L'adaptation des priorités du PAN-RPGAA a eu lieu, la CPC a pris position avec ses membres à ce sujet en décembre. Le nouveau contrat d'aide financière avec un budget plus élevé à partir de 2021 avec l'OFAG permet à la CPC de remplir ses tâches en tant que plateforme d’échange scientifique et de pratiques. Le bureau a déménagé dans de nouveaux locaux, ce qui offre de meilleures conditions de travail aux collaborateurs. La modernisation du logo donne une image moderne de l'association et augmente sa visibilité auprès du public, afin de mieux faire connaître le travail des membres.

Au sein du bureau, l'arrivée de la nouvelle collaboratrice Livia Stettler a été saluée. Elle remplace Maximilian Jacobi qui nous quitte fin avril avec le projet de se consacrer entièrement au journalisme. Nous remercions Maximilian pour son excellent engagement au sein du bureau et lui souhaitons une bonne continuation.

Le nouveau membre de la CPC, la société Varietas SA représentée par Stefan Griesser, a été salué par l’assemblée générale.

Christina Kägi de l’OFAG a informé sur les conditions-cadres de la phase VII des projets PAN. Quelques nouveautés contractuelles interviendront lors du versement des moyens financiers. Un tableau récapitulatif des nouveaux délais sera mis à disposition sur notre site internet début 2023.

L’assemblée générale a été suivie par un dîner créatif dans une salle du monastère, puis par une visite passionnante et instructive de Sativa Rheinau SA guidée par Amadeus Zschunke (cf. article " Derrière les coulisses de la société Sativa). Nous remercions vivement Amadeus et toute l'équipe de Sativa pour leur accueil ! 

Haut de page

Congrès CPC 2022: les aspects culinaires des variétés traditionelles

Le prochain congrès RPGAA aura lieu le 17 novembre 2022 à l'Inforama Rütti de Zollikofen. Il abordera les variétés traditionnelles sur le plan culinaire et gustatif. Des projets actuels et innovants autour des légumes, des céréales et de la vigne seront présentés et vous serez invités à les découvrir gustativement lors d’ateliers. Le programme sera dévoilé fin août. 

Le congrès sera également retransmis sous forme de webinaire. Les difficultés techniques rencontrées en 2021 ont été analysées et nous sommes en train de régler les détails avec une société spécialisée qui travaille depuis de nombreuses années avec la salle de l'Inforama Rütti. Nous mettons tout en oeuvre afin d'aboutir cette année à une bonne qualité technique. Le congrès bénéficiera aussi d'une traduction simultanée. 

 

Haut de page

Excursion d'été: reportée!

L'excursion a été prévue cette année dans le cadre de la très attendue "Journée de la biodiversité" à Neuchâtel. Cet évènement organisé par Rétropomme devait marquer les 30 ans d'existence de l'association pour la sauvegarde du patrimoine fruitier de Suisse romande. Malheureusement, les températures très élevées en Suisse menacent certaines régions et leurs vergers également. La journée de la biodiversité a dû être récemment annulée et notre excursion n'aura donc pas lieu cette année. Nous la reportons à l'année prochaine, en espérons que les vergers n'accusent pas trop de dégâts.

Haut de page

Du coté des membres CPC

Derrière les coulisses de Sativa Rheinau SA

La société Sativa Rheinau AG a été fondée en 1998 et s'occupe de la sélection, de la conservation et de la multiplication de plantes cultivées. Elle produit d'une part des semences de céréales agricoles et d'autre part des semences de légumes d'environ 600 variétés, dont environ 60% sont vendues au secteur professionnel et 40% aux jardins familiaux. Pour la multiplication des semences, Sativa travaille avec 60 exploitations en Suisse et avec une quarantaine d'exploitations en Allemagne, en France et en Italie, dont les conditions climatiques sont particulièrement importantes pour la multiplication. Dans la mesure du possible, les exploitations étrangères sont gérées conformément au cahier des charges de Bio-Suisse. À Rheinau et dans les environs, Sativa exploite 12 ha de plein champ et environ 4000 m2 de serres en plastique. Ces surfaces sont nécessaires à la conservation des variétés et à la culture de nouvelles variétés bio.

Les semences ainsi produites sont nettoyées à Rheinau de juillet à février à l'aide des procédés les plus divers. Les déchets issus du nettoyage sont envoyés dans l'installation de biogaz de la ville voisine et reviennent sous forme de compost. En moyenne, les besoins en semences pour une saison entière sont stockés à Sativa. L'entrepôt dans le nouveau bâtiment d'exploitation contient les semences de légumes, l'entrepôt pour les semences de céréales se trouve à l'extérieur. Dans le nouveau bâtiment, les entrepôts ont été installés sous terre afin d'utiliser au mieux la fraîcheur du sol. Les semences sont stockées à 14°C et 30% - 35% d'humidité (semences d'élite à 8°C et 30% d'humidité relative). Le stockage se fait dans de grands sacs ou déjà conditionnés dans des emballages de différentes tailles. La gestion de l'entrepôt et la préparation des commandes se font à l'aide d'un logiciel spécial. Les semences Sativa sont exportées à l'étranger et vendues en Suisse.

Outre la production et le stockage des semences, Sativa effectue chaque année environ 5000 essais de germination. D'autres échantillons de semences sont commandés à Agroscope.  Aussi, des études propres sont menées sur la santé des plantes et des semences. 

Il est également possible de commander chez Sativa des semences pré-germées de différentes espèces. Celles-ci sont prétraitées de manière à ce que toutes les graines germent en même temps et que les plantes poussent de manière plus régulière. Grâce au procédé d'enrobage, les semences sont traitées avec des bactéries utiles qui favorisent la levée de la plante.

Pour plus d'informations

 

Haut de page

La séléction de l'amidonnier chez gzpk

Le programme de sélection de l'amidonnier de Getreidezüchtung Peter Kunz (gzpk) est en cours depuis 2016 à Feldbach. A cette époque, les premières plantes furent croisées. Environ six ans plus tard, les plantes sélectionnées sont cultivées et évaluées sur différents sites. Les premiers tests pratiques dans la fabrication de pâtes sont prévus pour 2023. Outre les  pâtes, l'amidonnier peut également être utilisé pour la confection de pains, de gâteaux, de pâtisseries, de semoule et d'Emmerotto

Pour toutes les personnes intéressées, la rencontre du réseau ammidonnier aura lieu le 4 novembre 2022 chez Getreidezüchtung Peter Kunz. 

Pour plus d'informations :

Haut de page

Résultats des essais de laitues pommées chez Artha Samen

Le 09 juin 2022, un public d’intéressés s’est retrouvé chez Artha Samen à Münsingen pour la sélection de la laitue pommée. Jürg Hädrich et Andreas Beers ont présenté les salades comme à son accoutumée avec un grand savoir-faire et ont expliqué ce à quoi il fallait faire attention. Cette année, un essai de culture a été réalisé dans le cadre du projet 06-NAP-P85 avec 20 accessions de ProSpecieRara et de la banque de gènes de Changins. Il en résulte la possibilité de comparer directement les variétés entre elles dans les mêmes conditions de culture.

L'essai de culture a été répété sur un deuxième site, dans une disposition différente, afin d'obtenir une meilleure image des caractéristiques des variétés, car les plantes voisines peuvent également avoir une influence sur l'expression des caractéristiques. Les 20 accessions sont décrites à l'aide d'un grand nombre de descripteurs. Si l'on constate des différences lors de la description, les variétés doivent être conservées en tant qu'accession individuelle.

National

Qu'est-ce qui occupe le groupe de travail fruits du PAN?

PUNQ/MUNQ - qu'est-ce que c'est ?
Dans le cadre d'un projet européen (dirigé par l'INRA d'Angers), il s'agissait de trouver des doublons dans les collections de fruits européennes. Cet objectif est poursuivi par le rapprochement des profils génétiques. PUNQ signifie "Pyrus unique genotype", c'est-à-dire un génotype unique chez la poire, MUNQ est l'équivalent chez la pomme (Malus unique genotype). Les variétés ayant le même profil génétique ont donc le même PUNQ ou MUNQ. Les PUNQ/MUNQ doivent être consultés dans la base de données du RPGAA-SIN. Toutes les variétés n'ont pas déjà reçu un PUNQ/MUNQ, mais uniquement celles qui faisaient partie du projet. Il serait intéressant à l'avenir d'envisager une comparaison régulière avec le système PUNQ/MUNQ, afin de faire progresser en permanence la recherche de doublons.

Jardins de taille de greffons

Plusieurs organisations gèrent un jardin de taille de greffons. Trois de ces jardins de taille ont été présentés plus en détail lors de la dernière réunion du groupe de travail Fruits. Il s'agissait du jardin de taille de ProFrutteti à Balerna (TI), du jardin de taille de Rétropomme à Neuchâtel et du jardin de taille de ProSpecieRara à Birmenstorf (AG). La problématique du passeport phytosanitaire en cas d'utilisation agricole des greffons a été un grand sujet de discussion. Il en est ressorti que la conservation de la biodiversité serait favorisée si les particuliers apprenaient à greffer des arbres, car aucun passeport phytosanitaire n'est prescrit pour les privés.

Vous trouverez de plus nombreuses informations sur les trois jardins de greffage sur le site :

POMKOM et noms de variétés
Fructus a brièvement présenté la POMKOM (commission pomologique), qui travaille à la recherche de noms pour les variétés à l'aide d'un groupe d'experts, d'échantillons de fruits, de littérature et de profils génétiques. L'objectif est d'épurer l'inventaire fruitier suisse afin de réunir des accessions génétiquement identiques et de décider d'un nom commun pour les variétés.
Dans ce contexte, la discussion sur les noms de variétés en général s'éveille. Une possibilité serait d'introduire un nom standard officiel pour chaque variété, qui aurait toutefois des synonymes ayant les mêmes droits et qui seraient alors également reliés dans le PGREL-NIS. Il ne s'agit toutefois pas de traduire obligatoirement tous les noms de variétés dans toutes les langues, afin de ne pas créer davantage de noms supplémentaires.

Haut de page

Plateforme Biodiversité dans l'agriculture

Le 24 mai 2022, l'OFAG et l'OFEV ont organisé la plateforme Biodiversité dans l'agriculture, qui a lieu généralement deux fois par an. Des discussions techniques sur les mesures prévues dans la politique agricole ont été proposées avec des représentants des groupes d'intérêts les plus divers du domaine de la biodiversité.

Les principaux points clés de l'initiative parlementaire et du train d'ordonnances 2023 ont été présentés. Dans ce contexte, des discussions animées ont eu lieu sur des propositions de mesures telles que le paillage dans les régions d'estivage, les surfaces avec gestion des soins, les adaptations des exigences QI dans la mise en réseau, le chaulage des prairies peu intensives, l'uniformisation des parts de structure sur les SPB ainsi que l'interdiction des faucheurs-conditionneurs au niveau QI.

L'après-midi, les participants ont pu se pencher individuellement sur d'autres propositions de mesures et s'exprimer à leur sujet. Le marché thématique qui a suivi a été l'occasion de s'informer sur des sujets d'actualité dans le domaine de la biodiversité dans l'agriculture.

Haut de page

Le Moulin de Chiboz et la journée des moulins

Le moulin de Chiboz, situé dans les hauts de Fully à 1400 m d’altitude, organisait une journée portes ouvertes le 28 mai 2022. La CPC y était présente dans le cadre du projet Fundus Agri-Cultura Alpina.

Le moulin, détruit par une avalanche dans les années 1950, a été remis en état par quelques passionnés dans les années 1990. Il ne restait alors plus que des vestiges de la roue à auge et d’une meule, éléments qui ont néanmoins permis de retrouver les dimensions et de reconstruire le moulin à l’identique.

Le bisse, qui dévie une partie de l’eau du torrent de Métin au moulin de Chiboz, a également été remis en état. Il alimente de nouveau le moulin. Le groupe de passionnés, constitué sous l’association « au champ et au moulin », cultive également du seigle à proximité, qui est moulu chaque année au printemps, quand il y a suffisamment d’eau dans le bisse pour que le moulin puisse tourner. Le débit du moulin est de quelques kilos de farine à l’heure.

De cette manière, le groupe de passionnés perpétue l’ensemble des activités liées à la production du seigle dans les côteaux ensoleillés des montagnes valaisannes.

Journée suisse des moulins

Chaque année, l’Association Suisse des Amis des Moulins coordonne le samedi du weekend de l’Ascension une Journée Suisse des Moulins. Cela constitue l’occasion de visiter ces chefs d’œuvre d’ingéniosité cachés au fond des campagnes suisses.

Plus d'information:

Haut de page

Faucher futé - protéger la biodiversité

La faucheuse-conditionneuse présente de nombreux avantages dans la culture fourragère. En réduisant le temps de séchage, elle permet de diminuer les pertes de nutriments et les pertes de qualité dues aux risques météorologiques. Mais en même temps, elle a des effets négatifs sur la population d'insectes et la biodiversité. Et d'un point de vue agronomique, la faucheuse-conditionneuse n'est pas non plus toujours judicieuse.

Pour de nombreux animaux tels que les amphibiens, les arachnides, les oiseaux nichant au sol, les insectes, les chenilles, les sauterelles et les abeilles, la faucheuse-conditionneuse représente un grand danger, surtout s'ils ne peuvent pas s'enfuir rapidement. Le taux de mortalité augmente avec la sensibilité du corps et la taille, et diminue lorsque la mobilité augmente. La fauche sans conditionneur entraîne 7 fois moins de mortalités d'abeilles et la moitié de mortalités de sauterelles et de chenilles. Il est donc judicieux de bien réfléchir avant de faucher si la faucheuse-conditionneuse est vraiment nécessaire.

Trois questions aident à prendre cette décision : Est-ce que la prairie fleurit ? Quel temps fait-il? Est-ce que des insectes sont en vol ? En fonction des réponses à ces questions, l'agriculteur peut décider d'utiliser ou non la faucheuse-conditionneuse. Avec son projet "Faucher malin", l'Union suisse des paysans montre aux agriculteurs comment obtenir, dans la mesure du possible, un résultat optimal du point de vue agronomique pour la production de fourrage, tout en protégeant et en favorisant la biodiversité.

Pour plus d'informations :

Haut de page

International

Règlement UE sur les semences issues de "matériel hétérogène écologique"

Le nouveau règlement européen sur l'agriculture écologique entrera en vigueur en 2022. Dans le cadre de ce règlement, il sera possible de commercialiser des semences issues de matériel hétèrogène écologique ("organic heterogeneous material" ou OHM ) sans obligation d'inscription dans les catalogues officiels. Seeds4All, l'éditeur de la brochure sur ce sujet, estime que cette nouvelle législation représente un changement important pour la biodiversité cultivée et pourrait renforcer la durabilité de l'agriculture biologique.

Sont définies comme OHM les variétés dont les individus ne sont pas absolument identiques, mais se distinguent par une grande diversité de caractéristiques botaniques. Elles possèdent néanmoins des caractéristiques communes qui permettent de les identifier comme appartenant à une seule variété. Ces variétés ne peuvent pas être protégées en tant que propriété intellectuelle et appartiennent donc au domaine public. Pour pouvoir être commercialisé, le matériel OHM doit avoir été produit dans des conditions d'agriculture écologique et, selon l'espèce, pendant au moins une à deux générations.

Vous trouverez des informations détaillées sur les directives relatives aux OHM dans la brochure de Seeds4all (en anglais).

 

Haut de page

L'association faîtière allemande pour la diversité…

Marché de Noël ResSources à Bretonnières les…

Le Bio-Beerenring Ostschweiz invite à nouveau à un…

VOIR PLUS D'ÉVÉNEMENTS