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Bienvenue

à la Commission suisse pour la conservation des plantes cultivées (CPC)

 

 

Bienvenue

La Commission suisse pour la conservation des plantes cultivées (CPC) 
vous souhaite beaucoup de succès dans vos projets durant cette année.

 

 

Un bien culturel ancestral : des bordures de dahlias dans le jardin d'exposition ProSpecieRara d'Elfenau à Berne.

NEWSLETTER CPC

Hiver 2022-23

Chers membres et personnes intéressées,

Presque une année s'est déjà écoulée. Cette année, il a enfin été possible de se rencontrer et d'échanger davantage. Nous pouvons ainsi jeter un regard rétrospectif sur une année passionnante, avec l'assemblée générale chez Sativa, des visites inspirantes chez différents membres et un congrès professionnel réussi.

Pour les jours froids, nous vous avons concocté des articles variés. Vous en apprendrez ainsi plus sur les projets Sagezu et Drink4Trees, tous deux des idées innovantes de nos membres. En outre, nous jetons un regard en arrière sur les journées de l'agroécologie en Suisse.

Mais il se passe aussi des choses à l'étranger, proche ou lointain. Il y a par exemple des nouvelles du Treaty, de la base de données EURISCO ou du projet Cycling Seeds.

Nous vous souhaitons une bonne lecture, de bonnes fêtes de fin d'année et une bonne nouvelle année.

Avec nos meilleures salutations

Le secrétariat de la CPC

Du côté de la CPC

Nous recherchons un(e) collaborateur(trice) (40-50%) à partir du 1er février 2023

Nous mettons au concours le poste suivant : un(e) collaborateur(trice) 40-50%.

Vous trouverez l'offre d'emploi ici.

Le délai de candidature est fixé au 22 décembre.

Merci de faire suivre cette annonce aux personnes intéressées.

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Rétrospective du Congrès 2022

Le 17 novembre, le congrès annuel de la CPC intitulé "Saveur des variétés traditionnelles" a réunis une septantaine de personnes à Zollikofen, et une dizaine en ligne. La matinée a été ouverte par Mathias Bamert de ProSpecieRara, qui a entraîné les participants dans le monde des dégustations de légumes. Tania Brasseur a emmené le public à la rencontre du patrimoine culinaire suisse lors d’un interview.. La journée s'est terminée par une présentation captivante donnée par Olivier Viret sur la biodiversité clonale du Chasselas. La dégustation de vin qui s’ensuivit constituait, outre un exercice gustatif, un bon exemple de l’application du projet mené par la Fondation du conservatoire mondial du Chasselas. 

 

Après avoir repris des forces avec lebuffet de midi, les participants ont été invités à participer à trois ateliers. Dora Meier leur a donné des informations sur les pruneaux haute-tige du Jura tabulaire et sur l'association Posamenter, qui achète les pruneaux aux agriculteurs locaux pour les transformer en différents produits. Des pruneaux séchés de trois variétés différentes et un chutney de pruneaux ont été proposés à la dégustation. Roni Vonmoos-Schaub a parlé du projet de seigle dans la vallée d'Aoste et a ammené le public à tester cinq variétés différentes de pains de seigle.

Sylvie Ramel nous a ensuite parlé de légumes, un sujet qu’elle maitrise à la perfection. Son atelier, sous forme de discussion libre, a permis aux participants de faire des détours du côté de l’atout santé des légumes, de leur saveur, et de ce qu’il manque pour rendre plus populaires les légumes locaux et de saison, à l’heure où une partie de la population ne sait plus quels légumes poussent en Suisse et à quelle saison. Nous y avons appris que la haute teneur en fibres des légumes crus - aliment de base du microbiote intestinal de tout un chacun - était autant voire plus importante pour la santé que la teneur en vitamines et minéraux de ces mêmes légumes. Des solutions innovantes, comme des groupes de partage de recettes par les abonnés de paniers de légumes, ont également été évoquées, afin de renforcer le plaisir de cuisiner tout le panel diversifié des légumes de saison, et ainsi sublimer le goût des végétaux que l’on retrouve moins communément dans nos assiettes.

Un soin particulier a été mis afin que la retransmission en ligne de la dégustation et des ateliers soit intéressante pour les participants. Résultats du sondage

L'enquête menée auprès des participants (55% de participation) a révélé que l’écrasante majorité était très contente du congrès. Toutes les présentations et les ateliers ont été très bien notés par la majorité des sondés, qui a fait remarquer le bon mélange entre les présentations et les ateliers. l a été particulièrement souligné que l'enthousiasme des oratrices et orateurs pour leur sujet était palpable et que les ateliers ont fourni de nouveaux apports précieux.. Le rôle de plateforme de rencontre, d’échange et d’information que joue le congrès annuel est fortement signalé par les sondés comme étant d’année en année un point nécessaire pour eux. Et ils ont apprécié d'avoir suffisamment de temps pour discuter. La possibilité de déguster différents produits a également été très appréciée. Il a été particulièrement souligné que l'enthousiasme des conférenciers pour leurs sujets était palpable et que les ateliers ont fourni de nouveaux apports précieux. Les participants en ligne ont également été très satisfaits de l’expérience en ligne. Un soin particulier a été mis du côté de la CPC en collaboration avec l’équipe technique afin que la retransmission en ligne de la dégustation et des ateliers soit intéressante pour les participants malgré l’absence d’expérience sensorielle.

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Table ronde sur les savoirs traditionnels agricoles

Le 2 décembre 2022, une quinzaine de passionnés se sont rassemblés à l’Espace Dickens à Lausanne pour la journée annuelle dédiée au projet Fundus Agri-Cultura Alpina. Cette année, l’accent a été mis sur les savoirs traditionnels agricoles. Après une brève présentation de la CPC-SKEK par Agnès Bourqui, directrice, trois personnes ont pu présenter leurs activités, dans des domaines très variés, mais tous en lien avec les savoirs traditionnels agricoles.

Jean-Claude Pesse, muletier au sein de l’association Transhumance et Traditions, a ouvert le bal, en expliquant entre autres pourquoi et comment il transporte des piquets de clôture et des meules de Gruyère dans les Préalpes fribourgeoises à dos de mule.

 

Jack Capt a suivi et a expliqué à quoi pouvait ressembler le métier de boulanger dans le plus grand four banal du canton de Vaud, à savoir le four de Moiry, datant du 18ème siècle. Des céréales entrant dans la composition de son pain au type de bois qu’il utilise pour chauffer ce gigantesque four, en passant par le levain qu’il utilise à dose homéopathique, c’est chaque étape de son métier qu’il a dû réinventer, en s’inspirant du passé, lui qui a auparavant travaillé dans des boulangeries plus industrielles. Le volume et l’inertie de son four lui permettent d’exploiter la chaleur résiduelle en cuisant des meringues et en proposant au village entier de venir cuire des mets ou sécher des fruits, perpétuant ainsi une tradition liée aux fours banaux.

 

Finalement, Cyril Maillefer, de la Coopérative l’Autre Temps, a présenté ses activités de réinsertion en lien avec l’agriculture, et spécifiquement avec les arbres fruitiers haute-tige. Le travail de la coopérative permet la mise en valeur de fruits, souvent de variétés anciennes, qui seraient autrement laissés à l’abandon, par manque de temps de la part des agriculteurs. Avec une bonne connaissance des variétés fruitières, cela permet également de mettre au mieux en valeur les saveurs de ces fruits, au pressoir d’Orbe et à celui de Céry, non loin de Lausanne.

Clément Levasseur, responsable du projet Fundus Agri-Cultura Alpina, a ensuite présenté l’état d’avancement du projet dans l’arc alpin francophone. Ce ne sont pas moins de 114 nouveaux articles et 47 traductions de l’allemand qui ont été mises en ligne entre avril 2021 et octobre 2022, essentiellement sur les arbres fruitiers, la vigne, et les animaux de rente. Un gros travail reste à faire autour des savoirs traditionnels et des coutumes, d’où le thème de la journée 2022.

 

Pour clore la journée, une table ronde, où chaque personne a eu l’occasion de s’exprimer, a permis de faire le point sur l’utilité d’une plateforme telle que le projet Fundus Agri-Cultura Alpina, ainsi que sur les thèmes prioritaires. S’il a été difficile de répondre à cette dernière question, le fait de dresser un état des lieux des pratiques traditionnelles agricoles, ainsi qu’un inventaire des projets existants, voire de les mettre en réseau, a été jugé primordial. Les agriculteurs voulant perpétuer ces traditions peuvent ainsi échanger avec des collègues, s’améliorer en termes d’efficacité, tout en se sentant moins seuls. Il a aussi été mis en évidence qu’il y avait des lacunes en termes de formation aux pratiques agricoles traditionnelles. Un point positif relevé est qu’il existe une foule de petits projets, souvent assez récents, mettant en œuvre ces savoirs traditionnels agricoles. Espérons que ceux-ci soient couronnés de succès et qu’ils puissent remettre certaines pratiques au goût du jour !

Plus d'informations: Fundus Agri-Cultura Alpina
 

 

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Du coté des membres CPC

Le projet Sagezu d'Hortiplus : Culture en commun de semences

Le jardinage urbain est une tendance croissante qui prend de l'ampleur. Les valeurs des communautés de jardinage urbain comprennent une approche aussi écologique et durable que possible du début à la fin, ainsi que des aspects sociaux et économiques. Les légumes, en particulier, sont cultivés dans les jardins urbains. Pour cela, il faut des semences de variétés éprouvées et spécialement adaptées aux jardins urbains. Les communautés Sagezu se sont donné pour mission d'adapter des variétés sélectionnées à leurs besoins, leurs préférences, les lieux et les utilisations.

Les personnes impliquées dans les communautés de jardinage se chargent de la sélection et de la multiplication des semences de manière indépendante et continue. La diversité variétale des plantes utiles est ainsi renforcée et les variétés sont adaptées à l'évolution des conditions climatiques et des besoins. De plus, le patrimoine culturel et la biodiversité sont réancrés dans la société. La sélection communautaire de semences permet de valoriser les variétés traditionnelles et de les ancrer dans une utilisation diversifiée et durable. La conservation et l'utilisation des variétés de plantes cultivées sont ainsi expliquées et rendues possibles à une société urbaine, traditionnellement non paysanne et horticole.

Plus d'informations : Sagezu | hortiplus

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Drink4Trees - Le cidre de la vallée du Rhin

Le groupe d'intérêt "Rheintaler Cider", composé d'Eva Körbitz, Romano Andreoli, Anna Dalbosco, Jennifer Oppliger et Tobias Oppliger, s'est formé fin 2020. En collaboration avec Fructus et avec le soutien du PAN, elle a mis sur pied le projet "Drink4Trees", dont l'objectif est de produire du cidre à partir de variétés de pommes régionales traditionnelles de la vallée du Rhin et de le commercialiser. L'utilisation active des variétés traditionnelles doit permettre de les préserver. De plus, cela permet d'entretenir et de préserver les arbres à haute tige et leurs multiples habitats. Dans le cadre de ce projet, les variétés de pommes Kindsköpfler, Wildmuser, Glockenapfel, Blauacher et Boskoop sont utilisées.

Depuis cette année, l'assortiment comprend également une variante sans alcool du cidre. Le cidre produit est vendu sur les marchés régionaux, dans les magasins régionaux et au rayon Delicatessa de Globus. Une partie du chiffre d'affaires est utilisée pour planter de nouveaux arbres de variétés de pommes traditionnelles et ainsi continuer à contribuer à la préservation de ces ressources génétiques.

Plus d’informations: Cider aus dem St.Galler Rheintal - Drink4Trees
 

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National

Retour sur les journées de l’agroécologie

Les journées de l’agroécologie se sont déroulées durant tout le mois d’octobre avec comme objectif de mieux faire connaître l'agroécologie en Suisse et en particulier dans le contexte politique. Dans ce cadre, des connaissances sur l'agroécologie ont été transmises lors de nombreuses manifestations dans toutes les régions linguistiques et presque tous les cantons de Suisse. Cette série de manifestations a été initiée par "Agroecology Works !", une association composée de 24 membres issus du monde universitaire, d'instituts de recherche, de mouvements sociaux, de producteurs et d'ONG.

L’agroécologie dans la politique agricole fut un des sujets portés auprès du public sous forme d’une table ronde. Au centre, un travail de master réalisé par une étudiante du ZHAW a réalisé un interview auprès d’un public diversifié et conclu

Dans le cadre de l'orientation de la future politique agricole et alimentaire, il sera ainsi possible d'aboutir à long terme à un système alimentaire plus durable en intégrant l'agroécologie.

Une autre table ronde a porté sur la question "édition du génome ou semences paysannes ? Trois exposés passionnants ont présenté différents aspects de l'édition du génome dans la sélection de plantes cultivées et dans la sélection paysanne traditionnelle. La manifestation a été suivie d'une discussion avec le public intéressé, ce qui a permis d'apporter des éclairages supplémentaires sur ce thème.
 La conclusion de la manifestation a montré que l'édition du génome n'est pas la seule solution envisageable compte tenu de l'agroécologie, car elle se concentre souvent sur une seule caractéristique spécifique pouvant être manipulée génétiquement. Pour obtenir des plantes cultivées bien adaptées à long terme et utilisables de manière durable, il est préférable de les cultiver dans l'environnement correspondant au moyen de la sélection paysanne.

Plus d’informations: Événements | Agroecology Works!
 

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International

Symposium sur la biodiversité à Berlin

Le ministère fédéral pour l'alimentation et l'agriculture a organisé les 6 et 7 décembre à Berlin un symposium retransmis en ligne sur le thème de la diversité biologique dans un contexte de changements climatiques et de production alimentaire.  

Le premier jour, un podium de discussion réunit des représentants d’institutions fédérales de l’alimentation et l’agriculture, de sélectionneurs et d’organisation de conservation de la biodiversité. Ensuite, plusieurs orateurs issus de la pratique présentèrent leurs actions exemplaires en lien avec la diversité génétique, par exemple dans la conservation on farm, ou un concept d’agriculture multifonctionnelle résilient aussi dans des conditions climatiques très sèches.

Le deuxième jour, Antje Feldmann a montré que, même pour les races d'animaux de rente menacées, la conservation par l'utilisation est indispensable. Outre l'exploitation, la mise en réseau des éleveurs, une commercialisation professionnelle des produits et une politique de promotion adaptée sont des points importants pour une conservation réussie de la diversité génétique.

Le Dr. Heino Wolf a donné un aperçu de la diversité génétique dans les forêts allemandes. En Allemagne, 75% des forêts sont constituées de seulement 5 espèces d'arbres, qui peuvent toutefois être très diverses génétiquement au sein d'une même espèce. En forêt, il s'agit en grande partie de plantes sauvages et non de variétés cultivées. Cela s'explique notamment par le fait que 85% de la forêt se régénère d'elle-même et qu'aucune intervention humaine n'est possible.

En ce qui concerne la conservation à la ferme des ressources phytogénétiques, Rudolf Vögel a illustré clairement, à l'aide de deux exemples pratiques (seigle champagne et culture de lentilles dans le Bade-Wurtemberg), les conditions qui doivent être remplies pour garantir une conservation réussie. Il a considéré comme particulièrement important l'encouragement et le soutien à long terme des acteurs on-farm et de leurs réseaux, étant donné que ceux-ci ne sont généralement pas financés par l'État.

Prof. Dr. Andreas Graner considère la conservation ex situ de matériel génétique comme un pilier central de la conservation des espèces cultivées, elle permet une gestion de la conservation, une caractérisation des ressources phytogénétiques, une mise en réseau internationale des collections et contribue aux innovations en matière de sélection et de culture des plantes.

Lors de la discussion finale, deux points ont été particulièrement soulignés. D'une part, il est important que le réseau des conservateurs de la diversité génétique s'ouvre davantage vers l'extérieur et fasse toujours de ses préoccupations un sujet de discussion. Une collaboration entre les différents domaines (plantes, animaux, forêt, pêche et micro-organismes) est particulièrement importante à cet égard. D'autre part, l'objectif premier devrait toujours être la conservation de la diversité génétique, indépendamment d'un standard de production et sans empêcher un développement. La biodiversité doit pouvoir évoluer et s'adapter aux circonstances afin d'être et de rester efficace.

Plus d'informations : BLE - Meldungsarchiv - Symposium: Biologische Vielfalt.Klima.Ernährung – Zukunft!
 

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Du nouveau sur le Traité international sur les ressources phytogénétiques

La 9e réunion du conseil d'administration s'est tenue à New Delhi du 19 au 24 septembre 2022. A cette occasion, le travail sur un ensemble de mesures visant à améliorer le Système multilatéral (MLS) pour l'accès et le partage équitable des avantages des RPGAA s'est poursuivi. Un groupe consultatif sur le thème "Conservation et utilisation durable" a été confirmé pour une année supplémentaire. En outre, un symposium sur la mise en œuvre des droits des agriculteurs sera organisé. Le programme de six ans pour le système mondial d'information (GLIS) a été approuvé et un projet de stratégie visant à intégrer l'industrie alimentaire dans les mécanismes de financement par le biais de paiements volontaires a été adopté. La dixième réunion du conseil d'administration se tiendra à Rome en novembre 2023.

Plus d’informations: Kurzbericht GB 9: GENRES

 

 

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La base de données internationale EURISCO

Le European Search Catalogue for Plant Genetic Resources (EURISCO) est une base de données internationale qui offre un accès centralisé aux informations sur la diversité phytogénétique obtenues dans plus de 400 instituts de 43 pays européens, dont la Suisse, et voisins. Actuellement, plus de deux millions de ressources phytogénétiques sont documentées dans EURISCO, dont 6.737 genres et 45.175 espèces.

Depuis la première publication dans la revue Nucleid Acid Research en 2017, le volume de données dans EURISCO n'a cessé de croître. Chaque année, entre 30 et 40 jeux de données des répertoires nationaux sont mis à jour dans EURISCO, pour une moyenne de 350.000 à 400.000 accessions par an.

Début 2022, l'interface utilisateur d'EURISCO a été entièrement revue et comprend désormais une recherche combinée sur les données de passeport et phénotypiques, une recherche à facettes, des options de sélection d'accessions basées sur des cartes ainsi que des index de recherche pour les noms scientifiques et les noms communs des plantes. En 2023, EURISCO inclura également des données sur les populations in situ de parents sauvages de plantes cultivées, qui constituent une ressource importante pour les programmes d'amélioration des plantes cultivées.

Plus d’informations:  EURISCO update 2023: the European Search Catalogue for Plant Genetic Resources, a pillar for documentation of genebank material | Nucleic Acids Research | Oxford Academic

 

La plante politique

Le projet "Plantes, savoir, engagement - développement, expérimentation et diffusion de formats éducatifs innovants dans les académies de protection de la nature et les jardins botaniques", appelé en bref "La plante politique", est en cours en Allemagne depuis le mois d'octobre 2019. L'expertise des partenaires impliqués doit être mise en commun et une coopération entre les jardins botaniques et les académies de protection de la nature doit être renforcée. Il s'agit de réfléchir à la compréhension de l'éducation et de générer de nouvelles méthodes, formats et approches éducatives dans le contexte de l'éducation au développement durable. Les offres éducatives doivent mettre en évidence les liens entre la nature, la justice sociale, l'économie et l'action politique. Une attention particulière sera accordée au chemin qui mène des connaissances botaniques à l'action politique.

Plus d’informations: Die politische Pflanze: Startseite (die-politische-pflanze.de)

 

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L'aventure Cycling Seeds

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Dans le cadre du projet Cycling Seeds, Eléonore Mahée a parcouru à vélo les routes d'Italie, d'Albanie, de Grèce, de Turquie et de Géorgie pendant environ cinq mois. Elle a ainsi pu acquérir de multiples connaissances sur la gestion des semences paysannes dans ces pays.

Tous les acteurs interrogés insistent sur la nécessité d'une législation spécifique pour les systèmes de semences paysannes au niveau européen et national. Dans les pays visités, la majorité des produits proviennent toujours de semences industrielles. Dans les régions très rurales et montagneuses, Eléonore Mahée a cependant rencontré de plus en plus d'agriculteurs qui utilisent des semences paysannes pour cultiver leurs produits.
 En résumé, elle a constaté lors de son voyage qu'il n'existe souvent pas de réseau national dans les pays visités, mais qu'il s'agit d'initiatives d'organisations locales ou d'individus qui sont plus ou moins bien coordonnés entre eux. Ces organisations locales sont souvent en contact avec des organisations internationales et des organisations d'autres pays. On peut en conclure que, dans tous les cas, une multitude d'acteurs est nécessaire pour préserver les semences paysannes.
 Outre les banques de semences nationales, d'autres banques de semences locales sont indispensables, qui conservent notamment les variétés paysannes. Afin d'obtenir un soutien supplémentaire sous forme de moyens financiers, de communication et d'organisation d'événements, les banques de semences locales collaborent avec les communes. En Turquie, par exemple, une commune a développé sa propre politique agricole et alimentaire et adopte une approche holistique. La science et la recherche représentent un acteur tout aussi important dans la conservation des semences paysannes.

Les stratégies de multiplication et de distribution des semences paysannes varient d'un pays à l'autre et ne sont pas toutes aussi strictes. Tous s'accordent cependant à dire que les semences traditionnelles doivent également être cultivées dans les champs. Des catalogues avec une liste de semences sont établis, dont certains sont même disponibles sur Internet. C'est le cas par exemple des catalogues de l'Almanach des variétés potagères des Pouilles, du réseau grec Sito Seeds et du réseau géorgien Elkana.

Pour la conservation des semences paysannes, des propositions variées et intéressantes ont pu être recueillies auprès des acteurs des pays visités. La conservation par l'utilisation active des plantes et l'implication des paysans locaux semblent particulièrement importantes.

Plus d’informations: https://www.semencespaysannes.org/les-semences-paysannes/vie-du-reseau/251-l-aventure-cycling-seeds-continue-2.html 

Le projet APRENTISEM

Le projet APRENTISEM ("Bonnes pratiques pour les apprentissages relatifs aux semences paysannes") fait partie d'un processus mis en place il y a une vingtaine d'années. L'objectif est de répondre au défi de la disparition de la diversité génétique des plantes cultivées. Un aspect important est la perte croissante des connaissances et du savoir-faire en matière de conservation des semences à la ferme. Les partenaires d'APRENTISEM (Réseau Semences Paysannes, Red de Semillas, Rete Semi Rurali) collaborent au niveau mondial avec près de 150 organisations pour préserver et récupérer les connaissances et les savoir-faire liés aux semences.APRENTISEM s'est efforcé d'analyser les méthodes d'apprentissage liées à la biodiversité cultivée au sein des organisations partenaires. Les résultats de cette étude ont été présentés dans un guide (uniquement en français).

Plus d’informations: SP-Guide_Bonnes_prtatiques_FR-WEB.pdf (semencespaysannes.org)

 

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